Amours
de 1552-1553 (extraits)
CCXXI
J'alloy roullant ces larmes de mes yeulx,
Or plein de doubte, ores plein d'esperance
Lors que Henry loing des bornes de France,
Vangeoyt l'honneur de ses premiers ayeulx,
Lors qu'il trenchoyt d'un bras victorieux
Au bord du Rhin l'Espaignolle vaillance,
Ja se trassant de l'aigu de sa lance,
Un beau sentier pour s'en aller aux cieulx.
Vous saint troupeau, qui dessus Pinde errez,
Et qui de grace ouvrez, et desserrez
Voz doctes eaux ŕ ceulx qui les vont boyre:
Si quelque foys vous m'avez abreuvé,
Soyt pour jamais ce souspir engravé,
Dans l'immortel du temple de Memoyre.
Courte
chronologie
Renseignements
sommaires