Amours
de 1552-1553 (extraits)
CCXX
Veu la douleur qui doulcement me lime,
Et qui me suit compaigne, paz à paz,
Je congnoy bien qu'encor je ne suis pas,
Pour trop aymer, à la fin de ma ryme.
Dame, l'ardeur qui de chanter m'anime,
Et qui me rend en ce labeur moins las,
C'est que je voy qu'aggreable tu l'as,
Et que je tien de tes pensers la cyme.
Je suis vrayment heureux et plusque heureux,
De vivre aymé et de vivre amoureux
De la beaulté d'une Dame si belle:
Qui lit mes vers, qui en fait jugement,
Et qui me donne à toute heure argument
De souspirer heureusement pour elle.
Courte
chronologie
Renseignements
sommaires