Amours
de 1552-1553 (extraits)
XIII
Pour estre en vain tes beaulx soleilz aymant,
Non pour ravir leur divine estincelle,
Contre le roc de ta rigueur cruelle
Amour m'atache à mille cloux d'aymant.
En lieu d'un Aigle, un soing horriblement
Claquant du bec, et siflant de son aille,
Ronge goulu ma poictrine immortelle,
Par un desir qui naist journellement.
Mais de cent maulx, et de cent que j'endure,
Fiché, cloué, dessus ta rigueur dure,
Le plus cruel me seroit le plus doulx,
Si j'esperoys, apres un long espace,
Venir vers moy l'Hercule de ta grace
Pour delacer le moindre de mes nouds.
Courte
biographie
Renseignements
sommaires