Scève si haut son sonna Sur l'une et l'autre rivière, Qu'avecques son mont Fourvière La France s'en étonna... Pontus de Tyard
Délie (extraits) A SA DÉLIE L'Oeil trop ardent en mes jeunes erreurs Le Naturant par ses haultes Idées Ton doulx venin, grace tienne, me fit Libre vivois en l'Avril de mon aage Celle beaulté, qui embellit le Monde Non de Paphos, delices de Cypris Suave odeur : Mais le goust trop amer De l'Occean l'Adultaire obstiné Ce lyen d'or, raiz de toy mon Soleil L'oeil, aultresfois ma joyeuse lumiere Toy seule as fait, que ce vil Siecle avare Plus tost seront Rhosne, & Saone desjoinctz Qui se delecte à bien narrer histoires Comme Hecaté tu me fëras errer Voyant soubdain rougir la blanche neige Ja deux Croissantz la Lune m'a monstré Si doulcement le venin de tes yeulx Si le soir pert toutes plaisantes fleurs Ma face, angoisse à quiconques la voit Si le desir, image de la chose L'Aulbe estaingnoit Estoilles à foison L'ardent desir du hault bien desiré Fusse le moins de ma calamité L'oysiveté des delicates plumes Sur le matin, songeant profondement De ces haultz Montz jettant sur toy ma veue Si Apollo restrainct ses raiz dorez A l'embrunir des heures tenebreuses Phebus doroit les cornes du Thoreau Novelle amour, novelle affection Pour m'efforcer à degluer les yeulx Flamme si saincte en son cler durera Délie (1544, intégral en PDF) Courte biographie Renseignements sommaires